La pollution lumineuse ⭐

 

Notre expérimentation consistait à prendre des photos du ciel avec notre cellulaire dans différentes régions afin de les comparer entre elles. Chaque membre de l’équipe a dû se rendre à l’extérieur, dans sa rue, pour prendre sa photo. Nous les avons toutes prises le même soir, à la même heure. Nos résultats étaient assez variés puisque la majorité des membres de notre équipe habitent dans des quartiers éloignés les uns des autres.

 

Étant donné que nos photos ont été prises un soir où le ciel était dégagé, les résultats recueillis ont pu être comparables. Nous avons pu constater que le problème majeur qui influence le fait que l’on voit moins les étoiles le soir est l’excès de lampadaire dans les quartiers résidentiels. Il est impossible de ne pas remarquer la meilleure vue que nous offre le ciel dans un quartier contenant suffisamment de lampadaires sans se rendre dans l’abus. Nos résultats sont concluants, car nous pouvons observer une différence majeure entre les photos prises dans des quartiers résidentiels et celles dans des quartiers plus éloignés du centre-ville, dont des secteurs ruraux. Les causes d’erreurs qui ont pu influencer nos résultats sont tout d’abord que les cellulaires utilisés pour l’expérience ne sont pas tous équipés de la même qualité de caméra. Ensuite, les photos ont été prises un soir où le ciel était dégagé, mais il se peut que les sites météorologiques sur lesquels nous nous sommes fiés contenaient des défauts de précision sur l’état du ciel.

 

Les variables étudiées lors de notre expérimentation étaient la météo, la présence des lampadaires, leur inclinaison et la lumière provenant des maisons environnantes. Nous avons étudié les effets de la pollution lumineuse selon une présence faible et une présence forte de lampadaires.

 

Ce que l’expérience nous a appris

Malheureusement, c’est un fait connu de tous, les canadiens font partie des plus grands consommateurs d’énergie au monde. Au Québec, entre autres, on fait office d’un gaspillage d’énergie énorme non seulement au niveau de la consommation en électricité, mais aussi en énergie fossile, tel que le pétrole. En effet, selon le rapport publié par l’Agence internationale de l’énergie en automne 2021, un Canadien utilise quatre fois plus d’énergie que la moyenne mondiale et deux fois plus qu’un habitant de l’Union européenne (source: Le Devoir société consommation). Le Canada figure présentement au cinquième rang à l’échelle mondiale en termes de consommation énergétique. Ce chiffre est énorme, surtout compte tenu du fait que la plupart de cette énergie n’est pas utilisée à son maximum de capacité et qu’il y a des pertes démesurées. Parmi cette consommation, 25% provient de l’hydroélectricité au Canada (source: Radio-Canada consommation énergie) et 61% de la combustion de pétrole et de gaz. On est loin d’utiliser la totalité de cette énergie et cela résulte en un gaspillage important, ce qui peut avoir des conséquences dévastatrices sur l’environnement, notamment la pollution lumineuse.

La pollution lumineuse peut aussi être causée par une mauvaise façon de consommer l’électricité. Il arrive souvent que l’électricité soit utilisée sans avoir un besoin réel ou simplement en raison d’une faute de construction d’un support. Les lampadaires, par exemple, sont généralement nombreux dans les quartiers résidentiels et sur les autoroutes et les boulevards. Pourtant, avec l’augmentation récente de la portée lumineuse des phares de voiture, leur nécessité est beaucoup moins importante qu’auparavant, surtout que leur design ne maximise pas l’éclairage routier, mais contribue plutôt au phénomène de pollution lumineuse en illuminant le ciel. C’est de même pour les lumières de rue étant donné que les maisons sont habituellement éclairées et que la grande majorité des gens ne sont pas actifs la nuit et n’ont donc pas besoin d’autant de clarté. Comme on peut le voir sur l’image ci-dessus, le modèle de lampadaire le plus utilisé correspond au deuxième modèle présenté. Il n’a pas une fonctionnalité adéquate conformément à la protection de l’environnement. Dans les villes ainsi qu’en milieu rural, on devrait plutôt opter pour des modèles qui dirigent leurs faisceaux lumineux vers le sol, et cela aiderait grandement à limiter les émissions vers le ciel.

Prenons la région de l’Estrie en exemple, plus particulièrement, les alentours de la réserve internationale de ciel étoilé du mont Mégantic. Les municipalités qui en font partie ont été soumises, en 2007, à une réglementation, pour lutter contre la menace de la pollution lumineuse, qui doit répondre à quatre critères : l’orientation, la couleur, l’intensité et la période (source: Radio-Canada, pollution lumineuse réglementation). Effectivement, bien que nous ayons traité de l’orientation de la lumière dans le paragraphe précédent, il existe aussi d’autres façons de minimiser les conséquences de l’éclairage nocturne, notamment la couleur émise par les ampoules. Il est recommandé de choisir des ampoules de teinte chaude afin de limiter la lumière bleue qui est la pire pour la vision des étoiles le soir, mais aussi pour les écosystèmes et la santé. En astronomie, le rouge est utilisé puisqu’il n’affecte pas autant la rétine que la lumière bleue, mais qu’il permet de de bien voir la nuit. Il est aussi préférable de garder une intensité lumineuse en bas de 1000 lumens pour des éclairages non spécialisés, donc lumière d’extérieur et de maison. Les lumières de sécurité, quant à elles, ont besoin d’un éclairage fort alors il est plutôt recommandé d’opter pour des durées d’allumage beaucoup plus courtes en utilisant des minuteurs ou bien des détecteurs de mouvement.

La faune et la flore sont particulièrement touchées par le phénomène de pollution lumineuse. Dans les grandes villes, la lumière est présente constamment ce qui affecte grandement la nature à proximité. Toutes les espèces vivantes possèdent un cycle circadien qui, dû à l’éclairage excessif, se voit souvent altéré (source: Radio-Canada OhDio). Le comportement des espèces touchées est donc modifié en raison du dérangement de ce cycle naturel. Dans le cas des végétaux, c’est le cycle nocturne qui est déréglé, la lumière urbaine les empêche d’avoir une production réduite pendant la nuit. Cela peut avoir des conséquences de développement chez certaines espèces ou encore un retardement de leur cycle naturel. Par exemple, certains arbres perdent leur feuillage plus tard qu’à l’habitude à cause de l’éclairage des villes, qui donne l’impression qu’il fait toujours jour. Chez les animaux, ce sont plutôt des comportements de type attraction/répulsion qui sont souvent accompagnés de désorientation que l’on peut observer (source: Encyclopédie Environnement). Dans le cas des petits mammifères nocturnes, la lumière artificielle les pousse à s’éloigner de la source, soit les villes, pour aller plus en milieu rural ou dans les campagnes où les prédateurs se font plus nombreux. Ainsi, la survie de ces petits animaux nocturnes est plus en danger qu’elle ne l’était avant. À l’inverse, pour certains oiseaux migrateurs, qui utilisent la lumière des étoiles pour se déplacer la nuit, la lumière des villes peut les attirer et, par conséquent, les désorienter. De plus, en traversant les villes, les oiseaux ont beaucoup plus de chance d’entrer en collision avec des bâtiments en hauteur ou encore se déshydrater en raison du prolongement de leur trajet. À long terme, ces problèmes pourraient nuire à l’équilibre des écosystèmes et venir menacer la survie de certains organismes et espèces animales.

Tout comme les végétaux et les animaux, la santé humaine se voit aussi menacée par la problématique de pollution lumineuse. En effet, le cycle circadien des personnes vivant en milieu urbain est lui aussi affecté par la lumière artificielle. Le cycle de production de mélatonine est perturbé par l’exposition à l’éclairage constant en ville, car il est influencé par la lumière (source: Observatoire Groupe). Cette hormone est nécessaire à l’endormissement et au sommeil. Quand son rythme naturel est perturbé, elle peut causer des troubles de santé et de sommeil importants chez les individus concernés. Il y a donc un lien direct entre l’exposition à la pollution lumineuse et les troubles du sommeil. Par exemple, il est plus fréquent qu’une personne étant exposée à une lumière artificielle de ville intense ait du mal à atteindre une qualité de sommeil réparatrice adéquate. Ces mêmes personnes ont aussi tendance à somnoler pendant la journée.

Prises de conscience et impacts au quotidien

Avec ce que l’expérience nous a appris, nous avons eu plusieurs prises de conscience qui auront un impact sur nos actions du quotidien. Au tout début de ce projet, nous étions abasourdies lorsque nous avons découvert que la pollution lumineuse avait de nombreuses conséquences néfastes sur beaucoup d’aspects tels que la santé humaine, les écosystèmes, etc. puisque nous pensions qu’elle bloquait seulement la vue des étoiles le soir. Ensuite, une des choses que nous avons apprises lors de notre recherche qui nous a le plus marqué est que le Québec est la province du Canada qui est la plus grande productrice d’électricité au pays et dont 95% de la production est d’origine hydroélectrique. Nous surveillons désormais notre consommation d’électricité quotidienne afin d’en utiliser beaucoup moins. Ce projet nous a rendues bien plus sensibles à la pollution lumineuse, dont nous n’étions auparavant pas conscientes de tous ses impacts.

Opinion de nos proches

Au cours de notre expérience, nous avons reçu divers commentaires de la part des membres de nos familles qui étaient assez curieux par rapport au but et aux résultats de notre expérience. D’ailleurs, nous avons discuté avec le père d’un membre de notre équipe qui nous a partagé une photo du ciel lors d’une de ses balades en forêt. Il nous a affirmé qu’il n’avait jamais constaté à quel point le ciel étoilé était magnifique et que ça lui avait donné le sourire aux lèvres. Nous avons partagé sur les réseaux sociaux beaucoup de contenu à propos de la pollution lumineuse et à notre grande surprise, beaucoup de nos amis étaient investis sur ce sujet, ils nous posaient beaucoup de questions pertinentes.

 

Photo prise dans un quartier         Photo prise dans un quartier          Photo prise dans un quartier

résidentiel de St-Émile, le 9           résidentiel de Neufchâtel, le 9        résidentiel de Neufchâtel,

décembre  2021, 16h52:                  décembre 2021, 16h54:                     le 9 décembre 2021, 16h56:

Photo prise dans un quartier de

Val-Bélair Ouest le 9 décembre

2021, à 16h54:

Photo prise dans un quartier résidentiel

de Neufchâtel le 9 décembre 2021 à

16h57:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En conclusion, nos recherches et nos expériences permettent de clairement dire que la pollution lumineuse prend une place importante dans l’environnement et engendre de nombreuses conséquences sur notre planète et sur nous-mêmes en tant qu’humain. Nous devons réduire notre consommation ou dépenser l’énergie plus intelligemment et trouver peut-être même de nouvelles solutions en plus de celles que nous avons déjà, afin de respecter et garder un environnement sain et le moins pollué possible

 

Soyez illuminé dans vos choix et n’oubliez pas d’éteindre la lumière! 😉

 

Sources:

1-https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1779993/pollution-lumineuse-carbone-environnement-serre-maraichere?depuisRecherche=true

2-http://www.philippemoussette.com/plum.html 

http://www.philippemoussette.com/astro.html 

3-https://www.ledevoir.com/societe/consommation/656058/un-monde-serie-un-monde-cheap-ci-git-l-energie

4-https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1170273/pollution-lumineuse-reglementation-estrie-sherbrooke

5-https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1831768/canada-consommation-energie-aie-rapport-petrole-gaz-rechauffement

6-https://www.encyclopedie-environnement.org/vivant/limpact-ecologique-de-pollution-lumineuse/#:~:text=A%20l%27%C3%A9chelle%20de%20l,organisation%20des%20communaut%C3%A9s%20d%27esp%C3%A8ces

7-https://www.observatoire-groupeoptic2000.fr/reperes/focus-actualite-sante-visuelle-auditive/le-point-sur-la-pollution-lumineuse-et-ses-effets-sur-la-sante-humaine/

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